NY road #11

New York deux le retour.

Des quartiers comme s’il en pleuvait: Chinatown, Little Italy, Greenwich village, Soho. Ce n’est ni dans l’ordre géographique et encore moins chronologique mais dans l’ordre de préférence.

Chinatown ressemble à ce que j’imagine de la Chine d’après les récits de ma cousine qui a habité à Shanghai. TOUT EST ÉCRIT EN CHINOIS. Tout. Des petites échoppes de théières, de bols et de cuillers chinoises, des papiers partout, des poubelles pour border les trottoirs, des comptoirs où on répare à ciel ouvert un distributeur de canettes, des petits vieux méditatifs, aussi accroupis qu’un Bouddha, des restaurants qui sont des gargotes et des portes qui ouvrent sur de vrais restaurants. Et ces visages concentrés sur leur tâche mais terriblement fermés. Besogneux et ingénieux, grouillant et sale.

Little Italy est plus nonchalant c’est certain. Quelque soit le commerce, restaurant, boutique de souvenirs ou magasin d’alimentation, tout le monde a l’air de glander ou de chercher l’embrouille. Les couleurs sont chaleureuses et les gens évidemment détendus. Il manque néanmoins cet air riant d’Italie qu’il y avait de mon temps. Ok ça fait vieille croute et grosse prétentieuse. Quand même. Il y a 25 ans environ, il y avait encore des commerces de bouche, qui faisaient la joie des yeux: saucisses qui finissent de sécher, mozzarelle brillante et comme si sortie à peine de la vache, boucher au regard vengeur, mâle gominé et pavanant en costume blanc. Aujourd’hui deux rues, des restaurants aux odeurs très alléchantes mais aux rabatteurs alléchés et deux trois boutiques spécialisées en torchons humour sur la mama italienne. Triste.

Greenwich village. Une petite poche de provincialité au cœur de la ville. Un joli parc, des petits immeubles, des bobos parce qu’on est quand même à NY. Une impasse met à l’abri quelques maisons de brique blanchie. Le peuple c’est bien un peu mais pas trop non plus. Tout est propret mais pas trop quand même pour ne pas faire trop province, les immeubles sont rangés mais ça et la il reste encore quelques poussières d’artistes. D’après mon fils troisième qui a lu le guide des enfants de A à Z, les vrais artistes ont migré vers Harlem.

Et Soho. Je pourrais y rester des heures. Reprendre les mêmes rues encore et encore. Un mélange du mauvais quartier d’autrefois et de quartier chic d’aujourd’hui. Un loft à la taille d’un quartier. La fonte partout mais repeinte en blanc, l’industriel est devenu élégance. Des boutiques totalement inabordables mais parfaitement esthétiques. Dans une galerie d’art une dame toute vêtue de noire et élancée, le visage absorbé par une sculpture de tuyaux à fausses gouttes, s’écrie en extase qu’elle n’a jamais rien vu d’aussi sublime. Le Woody Allen live pour une horreur à 10 000 dollars. Sur le trottoir des artistes vendent leurs croûtes pour quelques zéros de moins. Au détour d’une rue qui déborde de Dior et d’autres marques aux noms de magazines, un potager communautaire. Un quartier en tout point esthétique mais sans que rien ne semble figer. Le beau qui n’agresse pas le regard mais qui le flatte.

J’ai regardé les prix de l’immobilier à Soho. Compter un million pour un deux pièces tout confort. Je suis à la recherche donc d’un généreux bienfaiteur.

IMG_3976.JPG

La batterie de l’iPhone était à plat et mes photos d’appareil pas encore sur ordi. Cette photo est donc un emprunt à Wikipedia en attendant la mienne.

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