NY road #5

La journée a débuté comme dans un morceau de Vivaldi, toute en légèreté et gaieté à la Fondation Barnes. Deux heures de pur bonheur devant des milliers de tableaux. J’aurais aimé davantage mais le délicieux chorus que forment nos deux derniers quand ils s’ennuient, sans compter les roulades dont l’unique but est d’alléger les heures du personnel ménager en a décidé autrement.

L’agencement de ce collectionneur fabuleux est très original, des tableaux anciens accompagnent des impressionnistes, des modernes s’assortissent aux masques africains, un meuble allemand et ancien rappelle les couleurs d’un Renoir ou d’un Matisse, au-dessus des tableaux d’étranges pièces de ferronneries semblent s’échapper des toiles, tant leurs formes rappellent ce qui a été peint. Dans cet assortiment, rien ne fait bric à brac, tout est facile à regarder, tout semble caresser l’œil et bercer nos sens. C’est une ballade au milieu des pinceaux qui nous est donné en ce lieu, ce n’est plus un musée.

(Le musée se fait en trois étapes: je prends un air motivé, le menton fier, les épaules à peine rentrées comme un joueur de catch qui rentre dans le ring, au bout de quelques salles, j’ai l’œil fixe de celui qui voudrait s’intéresser mais qui se demande ce qui lui a pris, une dernière politesse faite aux grands maîtres, et à la fois ça finit toujours en sucette où le cancre ennuyé qui sommeille en nous bâcle les dernières salles au pas de course et se donne le genre de celui qui regarde un tableau avant d’attraper un train très important).

Non ce n’est pas un musée, c’est une promenade avec des amis élégants: Renoir, Van Gogh, Matisse, Soutine, Miro, Picasso, Modigliani, le Greco, le Titien et tant d’autres. On passe d’une époque à l’autre dans un clin d’œil mais ces va et vient du regard ne fatiguent pas, au contraire ils reposent car on y pioche ce qu’on aime. Le regard s’élargit et s’enchante, il se distrait et se repose, il se fait plaisir.

Un miracle s’est même produit: même nos enfants ont regardé. Leur intérêt en proportion de leur âge. La dernière tenait le catalogue de chaque salle et reconnaissait les tableaux par un petit cri de joie, c’est le même! Et les plus grands ont joué les amateurs d’art, à choisir leur préféré. La cerise sur la gâteau: dans cette ballade colorée, on prête aux enfants des audio guides avec des devinettes dedans, des jeux sont offerts dans une jolie pochette cartonnée pour apprécier les maîtres.

Une galerie où le plus grand est rendu accessible au plus petit.
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Précision: ceci n’est pas une de mes photos mais une de celles du site trendymood, la fondation ne permet pas de prendre des photos à l’intérieur.

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